Un concours Génies en Herbe pour promouvoir la lutter contre l’impunité

Génies en herbe

Le vendredi 20 juillet 2018, a eu lieu à Abidjan la finale du concours génies en herbe sur la justice internationale et les Droits de l’Homme dénommé Open Rights. Il s’agit d’un projet du Centre d’Education pour une Société Durable (Centre ESD) soutenu par la fondation Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) et son partenaire la Représentation de la Cour Pénale Internationale (CPI) à Abidjan. L’objectif affiché du projet était de développer chez les étudiants la culture du Droit pour une promotion durable de la lutte contre l’impunité.

Le concours Génies en Herbe pour sensibiliser les jeunes

Au cours du siècle dernier, ont été commis des crimes qui comptent parmi les pires atrocités de toute l’histoire de l’humanité. La majeure partie de ces crimes est malheureusement restée impunie. Pour prévenir et réprimer de tels actes à l’avenir, plusieurs Etats du monde se sont réunis et ont décidé de la mise sur pied d’une Cour pénale internationale permanente et indépendante. Sa vocation, juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre.

Pour mieux faire connaître cette dernière institution, ses missions et les raisons objectives de sa présence en Côte d’Ivoire aux jeunes étudiants, le Centre ESD et ses partenaires ont tenu à organiser le concours dénommé Génies en Herbe. Il s’agit en fait d’un jeu de questions-réponses sur les thématiques liées au Droit International Humanitaire, aux Droits de l’Homme et à la Cour Pénale Internationale. Une journée de formation sur ces thématiques a été préalablement organisée en vue de renforcer les capacités des équipes participantes.

14 équipes composées chacune de trois personnes dont 2 équipes venues de la ville de Daloa (une ville de l’intérieur du pays) se sont affrontées pour les places en finale. Par une succession de phases éliminatoires, deux équipes se sont magistralement démarquées du lot. Il s’agit de l’équipe « Assemblée des Etats parties » et de l’équipe « ESK », toutes deux venues de la ville des antilopes – Daloa.

Plus qu’un trophée, gagner le prix de la réconciliation nationale

Organisée le jour de la commémoration des 20 ans du Statut de Rome, la finale du concours a vu la présence de M. Nouhoun Sangaré, Représentant/chef de bureaux de la Cour Pénale Internationale en Côte d’Ivoire et au Mali. Cette activité a été pour lui l’occasion de féliciter le Centre ESD pour l’initiative prise et souhaiter un partenariat durable pour toucher un grand nombre de jeunes dans le milieu universitaire.

A l’issue d’un match âprement disputé, l’équipe dénommée « Assemblée des Etats parties » s’est vue couronnée du sacre de champion du concours pour l’édition 2018. Elle a eu droit à un trophée, trois ordinateurs portables, des livres, des t-shirt et 3 mois de stage au Centre ESD.

Mais bien plus que des récompenses, comme l’a rappelé au terme du concours et en guise de conclusion M. Arsène Konan, Directeur Exécutif du Centre ESD, « le concours génies en herbe dénommé Open Rights est aussi une occasion d’aborder les questions de justice internationale afin de décrisper l’atmosphère autour des procès qui se tiennent à la Haye et contribuer à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ».

Pour rappel, l’ex Président Ivoirien Laurent Gbagbo et son Ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé comparaissent à la CPI. Ils sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité perpétrés dans le contexte des violences post-électorales de 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

Le résumé des activités du projet en Image. Félicitations à tous les participant(e)s !

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